Model protest letter for Zhezkazgan

Below is a model message of protest – We call on all supporters of Campaign Kazakhstan to send protests to the “KazakhMys” company on the following addresses: info@kazakhmys.com and john.smelt@kazakhmys.com and copies of solidarity messages to: kbalkibai@gmail.com , campaignkazakhstan@gmail.com and admin@socialismkz.info

There is a translation in French and a message of support from Germany below as well which can be adapted

To

I am writing this letter of protest at the vicious devastation of the community in Zhezkazgan that the closing down of KazakhMys plants in the area would mean. This is a plan hatched in the cold and calculating interest of short-term profit, disregarding the livelihoods of the workers in the area.

I fully support the demands of the workers there for the plant to be nationalised and taken into democratic workers’ control. It is those workers who put the work in and who depend on the factory; they should decide on the future of the plants and what it produces.

The workers in Zhezkazgan are planning a mass demonstration on 6 July. Previous protests in Kazakhstan have been met with brutal repression and collusion between government state forces, most infamously the police massacre in Zhanaozen.

Rosa Tulataeva, a leading figure in the peaceful workers’ protests in Zhanaozen is still in jail, sentenced for many years, and denied proper access to medicine. Vadim Kuramshin was locked away effectively without trial. Aron Atabek is in solitary confinement because of his political opposition to the regime, alongside many other political prisoners.

Much as President Nazarbayev tries to deny it, his regime has a record of locking away and quashing dissent – we won’t let it happen this time.

We will be keeping a close eye on developments on Saturday and will do everything in our power to stop another brutal blood-letting organised between business and government. Across Europe the profile of Kazakhstan is high because of recent visits by EC president Barroso and British PM Cameron. If anything happens to the protestors in Zhezkazgan this publicity will translate into much more opposition to your regime, and Campaign Kazakhstan will be a vital part of that.

 

Yours in protest,

 

Explosion sociale à Zhezkazgan

27/06/2013

Les travailleurs demandent la nationalisation et non la « conservation » de kazakhmys

Le matin du 24 juin, des centaines d’habitants en colère de Zhezkazgan se sont rassemblés devant la fonderie de la compagnie Kazakhmys, basée à Londres. Ils craignent pour l’avenir de leur ville, sachant que la société a décidé de « placer l’usine en conservation ». Les travailleurs pensent que la direction projette de fermer l’usine. En réponse, ils demandent que celle-ci et les autres compagnies appartenant à Kazakhmys, à Zhezkazgan et Satpaev, soient nationalisées, pour empêcher ces deux villes de devenir des villes fantômes.

« Tout comme la fumée d’une cheminée est signe de vie dans une maison, la fumée des cheminées d’usines est un signe de vie à Zhezkazgan », écrit Berik Zhagiparov, un membre local du Mouvement Socialiste Kazakhstan. (Berik était l’éditeur du journal « Molodezhnaya Gazeta » avant son interdiction cette année et il a été arrêté et emprisonné deux fois ces derniers mois pour avoir participé à des manifestations.)

Il y a un peu plus d’une semaine, le Directeur Général de la société Kazakhmys Smelting a annoncé que l’usine fermerait le 1er septembre. Il a dit qu’il y aurait du travail pour 200 cols blancs dans une autre ville, Balhash, que 500 ouvriers resteraient à l’usine et 800 seraient licenciés. Les travailleurs en ont interprété que ceux qui resteraient auraient la tâche de démanteler l’usine. Pour les habitants de la ville, cela signifie la fermeture de Zhezkazgan, surtout que des rumeurs de fermeture de l’usine d’enrichissement de Satpaev circulent. Cela jetterait 1000 travailleurs de plus à la rue. Au total, en comptant les familles, 15000 personnes seraient touchées.

Cette vidéo de la manifestation de lundi 24 juin  http://www.youtube.com/watch?v=w0KrdJc0n0Y&feature=youtu.be montre les manifestants exiger des réponses de la direction et de leurs faux amis du syndicat de la compagnie. Les travailleurs demandent ce qu’il s’est passé alors qu’ils ont fait d’énormes efforts pour sauver toute la région de Karaganda de la ruine. Ils n’acceptent pas qu’on leur demande maintenant de faire d’énormes sacrifices à cause de problèmes de prix du cuivre sur le marché mondial.

Le directeur de l’usine, Tanenoy, et le Maire-adjoint de la ville, Beibut Akhanov, se sont adressés aux ouvriers et déclaré qu’il n’y a pas de plan pour « conserver » l’usine ; la plupart des ouvriers resteraient et travailleraient sur la reconstruction, au moins à temps partiel et pour 50% de leurs revenus actuels. Évidemment, personne n’a cru cette parole, étant donné qu’elle contredisait à la fois la déclaration de la semaine précédente et les plans révélés en 2011, qui disaient que Kazakhmys prévoit la démolition de leurs usines et de transférer leur production à Balhash.

N’ayant pas de réponse satisfaisante de la part des patrons, les ouvriers ont demandé à ce que Torekozh Tlemisov prenne la parole. Il est président de du syndicat de la boîte. Mais il n’a fait que répéter ce que les patrons avaient dit. Les ouvriers l’ont rapidement accusé de n’être que l’avocat de la direction. Ils lui ont ouvertement demandé pourquoi il n’avait pas été parmi les ouvriers, mais était sorti du côté des patrons en oubliant ses syndiqués. Un autre orateur a fait remarquer qu’aucun des représentants locaux n’avait montré le moindre intérêt pour l’usine a suggéré qu’ils devraient tous être révoqués et remplacés par de nouveaux représentants élus qui agiraient dans l’intérêt des travailleurs.

Pendant la manifestation, les ouvriers ont rédigé un appel au Président pour nationaliser les usines afin de maintenir la production et la vie de ces villes. Maintenant, ils discutent des tactiques et méthodes de lutte. Comprenant que personne ne les écoute, ils ont décidé de continuer la lutte plus avant. Leurs plans incluent des rassemblements, des grèves et d’autres actions pour défendre leur usine et leur futur. La main d’œuvre est convaincue que la population locale, dont les moyens d’existences dépendent de ces usines, va soutenir leurs revendications. Il y aura un nouveau rassemblement de toutes les personnes concernées le 6 juillet.

Des messages de solidarité du monde entier donneraient un énorme courage à la classe ouvrière de Zhezkazgan.

SVP envoyez vos messages de soutien à:  kbalkibai@gmail.com en copie à : campaignkazakhstan@gmail.com

 

 Solidarität mit den kämpfenden ArbeiterInnen Kasachstans!

Offener Brief an die Botschaft Kasachstans und an die kämpfenden ArbeiterInnen Schesqasghans.

Wir haben über die internationale Kasachstan Solidaritäts-Kampagne (campaignkazakhstan.org) vom legitimen und notwendigen Kampf der ArbeiterInnen von KazakMys in Schesqasghan gehört. Die internationale Krise führt dazu, dass sich mit der Ausbeutung der ArbeiterInnen nicht mehr so großer Profit wie vorher erwirtschaften lässt. Die Zeche zahlen ArbeiterInnen weltweit: Die einen werden arbeitslos, die anderen noch krasser ausgebeutet.

In Schesqasghan sind beim Großkonzern KazakMys (Kupferförderung und -Verarbeitung) 1000 KollegInnen direkt betroffen, mit Beschäftigten bei Zulieferunternehmen und Angehörigen sind die Existenzen von 15.000 Menschen bedroht!

Die Geschäftsführung reagiert mit diesem Schritt nicht nur auf Krisentendenzen, sie will sich auch eine unliebsame Belegschaft vom Hals schaffen: Letztes Jahr konnten die KollegInnen in einem Kampf eine Lohnerhöhung um 100% durchsetzen. Und auch jetzt wehren sie sich, Proteste laufen, es gab bereits wütende Demonstrationen.

Wir unterstützen diesen Kampf wie jeden fortschrittlichen Kampf weltweit. Und wir haben nicht vergessen: Im Dezember 2011 wurde Streikende von der Polizei massakriert, mindestens 70 KollegInnen wurden ermordet, eine ganze Region in den Ausnahmezustand versetzt. Wir haben Veranstaltungen mit AktivistInnen aus Kasachstan durchgeführt, haben die Rücksichtslosigkeit der Bosse gesehen und werden diesen Kampf daher intensiv beobachten und begleiten.

Darüberhinaus unterstützen wir die Forderungen der ArbeiterInnen:

* Verstaatlichung des Betriebes unter demokratischer Kontrolle und Verwaltung durch die ArbeiterInnen

* Ablehnung einer Diktatur, die Streikende, MenschenrechtlerInnen, JournalistInnen und deren AnwältInnen einsperrt und verfolgt

In unseren Organisationen und Strukturen werden wir den Kampf der ArbeiterInnen und deren Forderungen bekannt machen. Sollte es zu Verletzungen demokratischer- oder Menschenrechte kommen werden wir nicht zögern in die Öffentlichkeit zu gehen und die Fälle bekannt zu machen.

Den Kämpfenden und allen UnterstützerInnen senden wir die besten Grüße.

 

Linksjugend [’solid] Aachen, 2. Juli 2013